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 [Chronique] Coffret Il était une fois en Chine I & II

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Sasuke
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MessageSujet: [Chronique] Coffret Il était une fois en Chine I & II   Ven 4 Nov - 12:22

Pour conclure cette semaine, voici la chronique de Rogue pour le coffret des films 1 et 2 de Il était une fois en Chine, avec Jet Li !



Le coffret Asian classics Il était une fois en Chine I et II comprend les deux films de Tsui Hark, avec Jet Li dans le rôle-titre, sortis respectivement en 1991 et 1992, et dans les années 2000 en France.

Dans Il était une fois en Chine I, le récit prend place à la fin du XIX° siècle à Fa Shan, en Chine du Sud. Les puissances coloniales européennes et américaines s'affrontent pour le contrôle du commerce maritime, et les premiers signes d'occidentalisation commencent à percer dans la société chinoise. Dans un climat politique tendu, le docteur en médecine chinoise et maître en arts martiaux Wong Fei-Hung (Jet Li) est aussi chef instructeur de l'armée du Dragon noir. Il est chargé par le commandant Lau de maintenir l'ordre, car des guerres éloignent les troupes de la région. Wong Fei-Hung devra compter sur ses disciples et sa tante de retour de Londres (Rosamund Kwan) pour maintenir une paix menacée.

Dans Il était une fois en Chine II La secte du Lotus blanc, l'histoire décrit la lutte et le rejet des Chinois envers les Européens pratiquant une politique impérialiste. Une société secrète, la secte du Lotus blanc, attaque violemment les Britanniques, au point que ceux-ci envisagent de dépêcher leur armée... En compagnie de sa tante (Rosamund Kwan) et de son nouveau et talentueux disciple (Jacky Cheung), Wong Fei-Hung (Jet Li) met en oeuvre sa maîtrise des arts martiaux pour garantir la paix. C'est dans un territoire en proie à la révolution que Fei-Hung donnera une conférence en acuponcture qui stupéfiera les Occidentaux et il fera la rencontre du docteur , ami de Sun Yat-Sen.
Et le gouverneur de la région (Donnie Yen) a des positions plus qu'ambigües sur l'avenir de son pays.

Il était une fois en Chine I et II se distinguent par les mêmes qualités et souffrent plus ou moins des mêmes défauts.

Au niveau des réussites, on compte évidemment les combats, superbement mis en scène, dirigé par un des maîtres du genre, Tsui Hark et des chorégraphes de renom, qui seront plus tard engagés sur Matrix. Les combats n'ont pas pris une ride en 20 ans, ce qui force le respect. C'est l'aspect très inventif de ceux-ci qui étonne encore aujourd'hui, les décors étant intelligemment exploités pour rendre les chorégraphies dynamiques. La variété des joutes est un excellent point, puisqu'on en prend plein les yeux : un port, le pont d'un bateau, les ruelles bondées, un temple, et des intérieurs avec des échafaudages toujours plus alambiqués. Les combats les plus impressionnants demeurent ceux du second opus, la Secte du Lotus blanc, dont certains demeurent encore des références du genre pour les connaisseurs (le combat avec Donnie Yen tenant un drap humide et s'en servant comme d'un fouet, la violence du combat entre le chef de la secte et Jet Li). Qui plus est, Tsui Hark est généreux en nous délivrant des combats en nombre, ce qui n'est pas donné à tous les films du genre, laissant trop souvent le spectateur sur sa faim. Autre réussite notoire : le thème musical culte, sans lequel Il était une fois en Chine ne serait pas ce qu'il est. Un thème aux accents patriotes certes, mais entraînant et classe, abondamment repris dans toute l'Asie (et oui, pas seulement la Chine) pour des sonneries de portables ou pour annoncer la venue des commerçants itinérants (marchands de glace etc...) : pour tout vous dire, c'est du vécu !

Au titre des défauts, il s'agit de trier selon les défauts communs aux deux volets et ceux propres à chacun. Les deux opus exploitent un contexte historique polémique en Chine et versent trop souvent dans l'anti-occidentalisme primaire. Certes, on comprend la volonté louable de dénonciation des débordements et de l'impérialisme brut des colons, mais tout ceci se fait à travers une vulgarisation historique et des facilités déconcertantes, Français et Britanniques étant souvent montrés comme des sauvages, des opportunistes ou des corrompus. Les atours nationalistes sont donc le plus gros défaut de ces deux premiers volets, simplistes et primaires dans leur narration. On regrette aussi de reconnaître trop souvent la doublure de Jet Li, dénommé Hung Yan Yan, lors des combats, quand bien même celui-ci est un sosie presque parfait. Apparemment, Yan Yan aurait remplacé Jet Li dans 80% des scènes de combat, ce qui laisse perplexe. Au regard du spectacle offert, de qualité, on préfère ne pas trop penser à ce « détail », et apprécier ce qui nous est offert, tout simplement.

Il était une fois en Chine I a moins bien vieilli que la secte du Lotus blanc, même si quelques mois à peine séparent la réalisation des deux films. Un problème de découpage des scènes est apparent, et on apprécie que cela intervienne en-dehors des scènes de combat. L'image est aussi moins bien restaurée que celle du deuxième volet (est-ce dû à un problème technique ? ).

Dans la secte du Lotus blanc, la mise en scène est beaucoup plus fluide. C'est avant tout la narration qui pêche. On déplore notamment le traitement d'une scène en particulier, à savoir une situation dramatique traitée avec beaucoup de désinvolture : lors d'un congrès de médecine, les Occidentaux sont anéantis par les membres de la secte du Lotus blanc. Quelques minutes plus tard, Wong Fei-Hung et l'ami de Sun Yat-Sen discutent normalement, ne semblant pas plus affectés que cela par le massacre qui a eu lieu sous leurs yeux. On repassera pour la richesse narrative et le soin apporté à la psychologie des personnages... et on dénonce encore une fois le peu d'intérêt porté aux Occidentaux. Çà et là, le jeu entrevu dans certaines situations exaspère : c'est le cas de la niaiserie des enfants. Plus embêtant pour les fans : la dernière scène avec de Donnie Yen, complètement ratée, ridicule, alors que sa prestation était tout à fait normale pendant tout le film. Pourquoi ?
On peut enfin relever un dernier défaut : le disciple de Wong Fei-Hung n'est pas joué par le même acteur dans les deux volets, et cela pose un problème de crédibilité certain, puisque les prestations ne sont clairement pas les mêmes selon le film. Dans le premier opus, l'acteur Yuen Biao joue un personnage fort et ambigu, qui se pose des questions, et dont on voit régulièrement les exploits en combat. Dans la secte du Lotus blanc, ce personnage est joué par Jacky Cheung, relégué à un rôle comique, tandis qu'on le voit infiniment moins s'illustrer en combat, et que ses interventions sont les rares passages ratés des chorégraphies (Yuen Biao, ou sa doublure, est bien meilleur combattant).

L'édition Asian classics est très recommandable, mais se fait hélas très rare sur le marché. Le seul défaut tient au contenant, un coffret cartonné qui fait un peu cheap. Le contenu est beaucoup plus intéressant, avec un livret contenant des renseignements riches sur la saga, et deux DVD contenant chacun un film avec des bonus divers, notamment les présentations des films par Jean-Pierre Dionnet, personnalité intéressante issue de la bande-dessinée et du cinéma Z, une interview plutôt longue de Jet Li, des extraits de films portant sur le personnage Wong Fei-Hung, et autres affiches, bandes-annonces, filmographies etc... Gros coup de gueule par contre sur le doublage français, à éviter absolument.

Pour conclure, Il était une fois en Chine I et II sont évidemment des indispensables pour tout amateur de film d'arts martiaux. Les deux films de Tsui Hark sont à voir absolument pour la mise en scène des combats, qui, on l'affirme avec toute l'honnêteté qui soit, demeurent toujours aussi impressionnants après 20 ans. On regrette néanmoins que la narration ne soit pas plus poussée, empêchant ces deux oeuvres d'aller au-delà de leur statut de références dans leur genre.

Source: Manga News


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